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QUEL CHOIX POUR LE SENEGAL ?

Posté par: Cheikh Bacar DIAGNE| Samedi 04 août, 2012 19:08  | Consulté 1077 fois  |  3 Réactions  |   

Notre pays est à la croisée des chemins. Un palmarès démocratique qui force le respect au dessus d’une infrastructure socio-économique encore en délabrement. Au moment où notre modèle démocratique est salué par la première puissance mondiale, les Etats Unis d’Amérique, des sénégalais bon teint enfourchent le cheval de la polémique creuse pour jeter le discrédit sur les institutions. Comble d’ironie, ce sont les partisans des Assises Nationales dont les candidats au scrutin présidentiel n’ont pas atteint le seuil de 2% du suffrage des sénégalais qui animent la glose.
La maturité citoyenne et le degré de conscience politique des populations du Sénégal sont la garantie que ces tentatives d’ébrèchement de la majorité seront vaines. L’heure est au sursaut patriotique pour chaque sénégalais, afin que notre pays parvienne à tirer au maximum les dividendes matérielles, diplomatiques, et sécuritaires que lui vaut sa posture au sein de la communauté démocratique. Le Sénégal dont la longue marche sur le tapis arc-en-ciel de la démocratie a fini par trouver sa voie, se positionne comme le porte-parole d’une Afrique malade de ses élites politiques qui a besoin de son génie.
L’Occident a longtemps cru que la modernité était le simple triomphe de la raison, la destructions des traditions, des croyances, bref la colonisation du vécu par le calcul. Aujourd’hui, fouetté de toutes parts par les tempêtes du chaos qu’il a lui-même déclenchées, il est dans l’obligation de prêter l’oreille et le regard sur une Afrique renaissante, définitivement débarrassée des avatars de la colonisation mentale. Nos communautés qui avaient soumises à l’élite éclairée, travailleurs, paysans, femmes, enfants se sont révoltés et refusent de prendre comme modèle un monde qui ne reconnaît pas à la fois leur expérience particulière et leur accès à l’universel. Le nouvel ordre mondial pour lequel notre nation s’est investie de manière magistrale, exige le renversement de la domination.
Dès l’aube de son indépendance, les premiers balbutiements de l’Etat sous Senghor ont été la proclamation de l’ouverture au monde et l’enracinement à nos origines pour baliser notre souveraineté internationale. C’est dans ce cadre néocolonial que des citoyens ayant la nationalité française tels que Boissier-Palun, Dumolin, les juristes Chéramy et Roux, André Guillabert, Valentin, Jean Colin, pour ne citer que les plus visibles, ont servi sans essuyer les foudres des sénégalais. Malgré leurs activités souvent aux antipodes de nos intérêts nationaux, leur état civil n’a jamais fait l’objet de questionnement. C’est la raison pour laquelle, reprocher à un fonctionnaire de l’Etat sa nationalité étrangère relève de l’ignorance  ici au Sénégal.
Des politiciens mal intentionnés se sont attaqués à la personne d’Abdoul Aziz Mbaye Directeur de cabinet du président de la République à qui il portent l’accusation d’être français. Tout individu doté de bon sens peut se convaincre que ce fils d’El Hadj Magatte Mbaye, disciple de Serigne Mansour Sy, et de Adja Sokhna Dieng ne saurait être qu’un sénégalais et en bonne place. Affirmer le contraire relève de la mauvaise foi ou de la simple conjecture. Or, ainsi que l’enseigne le Coran : « la conjecture ne mène en rien à la vérité ».
Encore une fois, nos élites intellectuelles, à l’instar des leaders confessionnels qui ont fait depuis plus d’un demi-siècle, le deuil de leur égo, sont sommées d’écouter la voix de leur peuple. Cette voix qui n’est pas introspection, spéculation, mais lutte pour la liberté et le mieux-être, contre la tyrannie marchande et la logique du chantage, ; cette voix qui est volonté de l’individu et du groupe d’être acteurs de leur vie, mais aussi mémoire et prospective. Le Sénégal s’est toujours inscrit dans cette riche sociologie de l’action dont le produit est aujourd’hui une société respectée et adulée, vers laquelle les espoirs se confondent pour sauver l’humanité de l’entropie, de l’incertitude.
Néanmoins, force est de reconnaître qu’entre les institutions représentatives et les mouvements de libération politique, se manifeste souvent une forte tension. Mais, en proclamant face au monde et face à la nation : «  la patrie avant le parti », le chef de l’Etat et de la majorité ouvrait une nouvelle voie porteuse de germes revivifiant pour la République. C’est ainsi que le front Bokk Yakaar s’est constitué en système politique autonome par rapport à l’Etat d’un côté, aux acteurs de la société civile de l’autre, mais capable de jouer un rôle de médiateur entre eux.
Ce système, pour être efficient, ne doit pas seulement se percevoir comme un ensemble de mécanismes de prises de décisions reconnues légitimes, mais il doit correspondre à l’ensemble de l’espace public, en particulier à l’influence des médias et aux initiatives des intellectuels et guides religieux qui demeurent les forces organiques de notre nation.
Le rôle des journalistes et des intellectuels dans une démocratie n’est pas d’opposer la volonté populaire au pouvoir de l’Etat, ce qu’il est dans les régimes non démocratiques, mais de combiner la mise en œuvre du développement endogène, en particulier les conflits sociaux dont l’enjeu est la mobilisation des forces vives de progrès.
Aujourd’hui que l’Amérique par la voix de son représentant, Mme Hilary Clinton, a rectifié Nicolas Sarkozy ex-président de la France, notre pays s’est définitivement installé à l’avant-garde du mouvement mondial de démocratisation de la société.
Courtisé par une Europe en perte de vitesse eu une Chine en essor, le Sénégal fait aujourd’hui l’objet de convoitise de la part des USA qui semblent vouloir effacer l’influence de l’ancien colonisateur.
                                                                     CHEIKH BACAR DIAGNE PRESIDENT APS/  MISSION 313

 L'auteur  Cheikh Bacar DIAGNE
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Mbissane on August 6, 2012 (13:20 PM) 0 FansN°:1
Le sénégal est devenu "far wou jar" comme on dit en oulof. Il faut que nos gouvernants ne lâchent pas prise e sachent en tirer profit. Avec Maky c'est le sopi qui se régénère, en revenant sur ses fondamentaux. En avant sénégal.
Marou Gor on August 6, 2012 (13:27 PM) 0 FansN°:2
Vous l'avez déjà dit: le chien aboie, la caravane passe. ça ne sert à rien de s'attaquer à des gens comme cela si c'est le sort du pays qui te préoccupe. Maky a opéré un casting super-serré pour choisir ses collaborateurs. Attendons les résultats avant de gloser. Les sages doivent parler plus souvent.

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Cheikh Bacar DIAGNE
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